Mise à jour de l’Enquête sur la population active (EPA) : juillet 2019


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Mise à jour de l’Enquête sur la population active (EPA) : juillet 2019

La main-d’œuvre a augmenté de façon considérable depuis juin; les taux de chômage nationaux demeurent faibles malgré des augmentations mineures.

La population active du secteur canadien de la construction et de l’entretien a continué de croître depuis juin. Bien que le taux de chômage national du secteur de la construction ait légèrement augmenté, passant à 5 %, il demeure faible dans les provinces où s’exercent des pressions sur le marché du travail.

Statistique Canada indique que le secteur canadien de la construction comptait 56 000 travailleurs de plus en juillet (+3,6 %), la main-d’œuvre passant de 1,57 million à 1,63 million de travailleurs en 2019. Le nombre de travailleurs employés a augmenté de 46 700 (+3,1 %) pendant cette même période, ce qui a permis aux provinces où les marchés du travail sont serrés de rattraper la croissance.

Le taux de chômage dans le secteur de la construction a légèrement augmenté, passant de 4,6 % en juillet 2018 à 5 % en 2019. Cette augmentation, quoique mineure, contribue à atténuer le resserrement du marché du travail observé ces dernières années. Les taux de chômage ont augmenté à l’Île-du-Prince-Édouard, en Ontario, au Manitoba et en Alberta par rapport à la même période l’an dernier. Les taux étaient plus bas à Terre-Neuve-et-Labrador, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Colombie-Britannique, les données positives indiquant une demande élevée.

[figure] Variation dans le marché du travail de la construction, juillet 2019 (variation annualisée)

L’augmentation du chômage a probablement été reçue comme une bonne nouvelle en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard, ces provinces affichant des demandes de main-d’œuvre élevées et soutenues. Cependant, les taux de chômage historiquement bas en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique indiquent que les employeurs du secteur font toujours face à certains défis, compte tenu de la forte demande de construction. Avec des taux de chômage aussi bas, le secteur continuera probablement d’éprouver des problèmes de recrutement et de rareté de travailleurs spécialisés. Ces facteurs auront vraisemblablement des répercussions sur les calendriers de construction actuels et les démarrages de projets dans ces provinces.

L’activité de construction dans les grandes métropoles du pays demeure élevée selon les normes nord-américaines. Si l’on se fie au dénombrement des grues pour mesurer cette activité, Toronto se retrouve en tête du classement du Rider, Levett, Bucknall Crane Index de juillet 2019 pour l’Amérique du Nord, avec 120 grues engagées dans la construction d’immeubles de grande hauteur. En deuxième position, Seattle et Los Angeles sont à égalité avec 49 grues chacune, et Calgary arrive au quatrième rang, avec 34 grues. L’indice ne porte que sur 13 villes, mais une estimation du nombre de grues à Vancouver placerait cette ville au même rang que Seattle et Los Angeles, ce qui signifierait que des villes canadiennes occupent trois des cinq premières positions du classement.

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[photo] Klayton Goncalves est économiste principal pour ConstruForce Canada.