20 Juillet 2026 – Ottawa (Ontario)
L’activité de construction en Ontario devrait croître jusqu’en 2035, alors que le renforcement de l’activité dans le secteur résidentiel se conjugue à des niveaux élevés d’investissement dans la construction non résidentielle, soutenus par un important portefeuille de projets institutionnels, commerciaux, industriels lourds et de génie civil.
ConstruForce Canada a publié aujourd’hui ses rapports saillants Regard prospectif – Construction et maintenance pour les secteurs de la construction résidentielle et non résidentielle en Ontario, couvrant la période de prévision de 2026 à 2035.
Financées en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada, les prévisions annoncent un ralentissement initial de l’activité résidentielle, attribuable en partie à l’incertitude créée par le différend tarifaire en cours entre le Canada et les États-Unis. Elles prévoient toutefois une période de croissance soutenue à moyen et à long terme. Parallèlement, des niveaux d’activité élevés sont attendus dans les travaux de génie ainsi que dans la construction de bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels (ICI).
Les investissements dans la construction résidentielle devraient ralentir à court terme, la demande de nouveaux logements demeurant limitée par la réduction des niveaux d’immigration, l’évolution des conditions économiques et, dans la région du Grand Toronto en particulier, un surplus d’unités invendues. Les investissements dans la construction de nouveaux logements devraient renouer avec la croissance d’ici 2028, alors que l’activité sera stimulée par de solides niveaux de construction de logements unifamiliaux et multifamiliaux. Parallèlement, les investissements dans les rénovations résidentielles et les activités d’entretien devraient augmenter de façon continue pendant toute la période de prévision.
D’ici 2035, l’emploi dans la construction résidentielle à l’échelle provinciale devrait augmenter de 11 % par rapport aux niveaux de 2025, les gains les plus importants étant observés dans la construction de nouveaux logements et les rénovations résidentielles.
À l’inverse, les investissements dans la construction non résidentielle ont fortement progressé depuis 2022 et devraient continuer d’augmenter jusqu’à la fin des années 2020 avant de demeurer à des niveaux élevés au début des années 2030.
Les investissements dans la construction de bâtiments ICI devraient croître régulièrement, soutenus par des investissements prévus dans les bâtiments institutionnels et gouvernementaux, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation dans plusieurs régions de la province. L’activité devrait culminer vers 2030 avant de ralentir à mesure que les grands projets seront achevés. Parallèlement, la construction de bâtiments commerciaux devrait connaître une croissance importante pendant toute la période de prévision, en grande partie en réponse aux fortes hausses démographiques observées précédemment, tandis que les perspectives du segment des bâtiments industriels demeurent soumises à l’incertitude liée aux conditions commerciales.
L’activité dans les travaux de génie devrait croître tout au long de la période de prévision, portée par de grands projets de transport collectif dans plusieurs régions, l’activité minière dans le Nord et divers investissements dans les services publics, y compris des projets de production nucléaire et de réfection de centrales. La croissance dans les travaux de routes, d’autoroutes et de ponts devrait être comparativement plus modeste.
D’ici 2035, l’emploi dans la construction non résidentielle devrait augmenter de 5 % par rapport aux niveaux de 2025. La croissance dans la construction de bâtiments ICI et dans les activités d’entretien non résidentiel devrait compenser le recul de l’emploi dans les travaux de génie à mesure que les grands projets franchissent leurs phases de pointe et arrivent à terme.
« Les perspectives de la construction en Ontario reflètent une forte demande sous-jacente dans les secteurs résidentiel et non résidentiel », affirme Irwin Bess, directeur général de ConstruForce Canada. « Bien que l’activité dans le secteur résidentiel devrait être freinée à court terme par plusieurs facteurs, notamment l’incertitude liée au différend tarifaire entre le Canada et les États-Unis, la réduction des niveaux d’immigration et, dans certaines régions, l’abondance de logements multifamiliaux invendus, les perspectives à moyen et à long terme demeurent très positives. »
« Pendant ce temps, l’activité dans le secteur non résidentiel devrait augmenter jusqu’à la fin des années 2020 et demeurer élevée jusqu’à la fin de la période de prévision grâce à une longue liste de projets majeurs répartis dans les six régions de la province. »
Bien qu’elles soient interreliées, les six régions de l’Ontario — Centre, Est, Grand Toronto, Nord‑Est, Nord‑Ouest et Sud‑Ouest — présentent chacune des conditions distinctes du marché du travail et peuvent générer des demandes à la fois complémentaires et concurrentes pour les travailleurs.
L’activité de construction dans le Centre de l’Ontario devrait augmenter de façon notable tout au long de la période de prévision. L’activité résidentielle, qui amorce la période sur une tendance à la baisse, devrait croître fortement après 2027 grâce à la reprise de la construction de nouveaux logements et à une forte demande de rénovations résidentielles. L’activité non résidentielle devrait quant à elle augmenter entre 2027 et 2031 grâce à plusieurs grands projets institutionnels et industriels. Les travaux de génie seront soutenus par d’importants projets de transport collectif à Hamilton et dans la région de Kitchener-Waterloo-Cambridge, ainsi que par divers projets de services publics. D’ici 2034, l’emploi devrait augmenter dans les secteurs résidentiel (+21 %) et non résidentiel (+11 %).
L’Est de l’Ontario a enregistré une légère baisse des investissements en construction en 2025. Un volume relativement stable d’activité non résidentielle a été contrebalancé par un recul modéré dans le secteur résidentiel. Les deux secteurs devraient toutefois connaître une croissance pendant la période de prévision. Les hausses dans le secteur résidentiel seront stimulées par la reprise de la construction de nouveaux logements à partir de 2027, particulièrement dans les habitations unifamiliales. Les investissements dans les rénovations résidentielles devraient également augmenter régulièrement. Le secteur non résidentiel demeure à des niveaux historiquement élevés grâce à de nombreux projets majeurs dans les travaux de génie et la construction de bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels. L’activité devrait culminer en 2030 et demeurer élevée jusqu’à la fin de la période. L’emploi devrait croître dans les secteurs résidentiel (+10 %) et non résidentiel (+7 %) d’ici 2035.
L’activité de construction dans la région du Grand Toronto a reculé en 2025, sous l’effet d’un secteur résidentiel toujours touché par les coûts élevés, le ralentissement de la croissance démographique et l’inventaire important de copropriétés invendues. Le secteur non résidentiel continue toutefois d’être soutenu par un grand nombre de projets majeurs dans les travaux de génie — transport collectif, services publics, routes, autoroutes et ponts — ainsi que dans la construction de bâtiments ICI, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Les tendances devraient diverger jusqu’en 2035. Après 2028, le secteur résidentiel devrait renouer avec la croissance tandis que l’activité non résidentielle reculera après son sommet de 2029 à mesure que les projets connus seront achevés. Comparativement à 2025, l’emploi devrait progresser de 5 % dans le secteur résidentiel et de 4 % dans le secteur non résidentiel.
Le Nord‑Est de l’Ontario a vu les investissements en construction augmenter en 2025 grâce à la croissance des secteurs résidentiel et non résidentiel. La demande de logements multifamiliaux a soutenu le secteur résidentiel, tandis que la croissance dans les bâtiments ICI a compensé le ralentissement des travaux de génie à la suite de l’achèvement de plusieurs grands projets miniers. Le secteur résidentiel devrait croître tout au long de la période grâce à la construction de nouveaux logements et aux rénovations résidentielles. Dans le secteur non résidentiel, les investissements devraient diminuer modestement d’ici 2035 à mesure que les activités dans les bâtiments ICI et les travaux de génie s’éloigneront de leurs niveaux records. D’ici 2035, l’emploi résidentiel devrait reculer de 3 %, tandis que l’emploi non résidentiel devrait augmenter de 1 %.
Dans le Nord‑Ouest de l’Ontario, les investissements en construction ont diminué en 2025. L’activité résidentielle continue de ralentir après avoir atteint son sommet en 2021, tandis que plusieurs projets importants du secteur non résidentiel sont arrivés à terme. Les deux secteurs devraient toutefois suivre des trajectoires différentes jusqu’en 2035. Le secteur résidentiel devrait croître grâce à une hausse de la demande de nouveaux logements. Les investissements non résidentiels devraient atteindre un sommet en 2028 grâce à plusieurs importants projets miniers avant de reculer jusqu’en 2035 à mesure que ces projets seront terminés. L’emploi devrait diminuer de 2 % dans le secteur résidentiel et de 5 % dans le secteur non résidentiel.
Le Sud‑Ouest de l’Ontario a enregistré une croissance de l’activité non résidentielle qui a compensé une légère baisse du secteur résidentiel en 2025. Les investissements non résidentiels devraient reculer après 2027 alors que le secteur se retire progressivement des niveaux records observés au début de la période de prévision. La vigueur de la construction de bâtiments ICI devrait toutefois compenser le ralentissement des travaux de génie. À l’inverse, l’activité résidentielle devrait croître fortement après 2026, la hausse de la demande pour les habitations unifamiliales dépassant le ralentissement de la demande pour les logements multifamiliaux, qui demeure néanmoins élevée. L’emploi devrait augmenter de 10 % dans le secteur résidentiel, mais diminuer de 2 % dans le secteur non résidentiel.
Répondre aux périodes de pointe de la demande partout en Ontario sera compliqué par la faible mobilité interrégionale de la main-d’œuvre, compte tenu des niveaux élevés d’activité de construction prévus dans toutes les régions au cours de la période de prévision. Le vieillissement de la population active pourrait également accentuer ces défis. D’ici 2035, jusqu’à 92 000 travailleurs devraient quitter l’industrie pour prendre leur retraite. En ajoutant les 34 100 travailleurs supplémentaires requis pour répondre à la croissance de la demande au cours de la période de prévision, l’industrie pourrait devoir embaucher 126 100 travailleurs d’ici 2035.
Ces besoins pourraient être partiellement comblés par le recrutement prévu de 98 800 nouveaux entrants de moins de 30 ans provenant de la province au cours de la période de prévision. Malgré ces ajouts, l’industrie pourrait tout de même faire face à une pénurie pouvant atteindre 27 300 travailleurs d’ici 2035.
(Veuillez noter qu’une analyse distincte des tendances de la main-d’œuvre dans les secteurs résidentiel et non résidentiel est présentée dans chacun des rapports.)
« Les tendances globales de la main-d’œuvre indiquent maintenant que l’Ontario devrait accueillir davantage de nouveaux travailleurs dans l’industrie qu’il n’y aura de départs à la retraite », affirme Marc Arsenault, gérant d’affaires et secrétaire-trésorier du Provincial Building and Construction Trades Council of Ontario. « Bien qu’il s’agisse d’un élément très positif, nous ne devons pas perdre de vue que la formation et la rétention seront essentielles pour garder ces travailleurs dans notre secteur et les aider à devenir des compagnons expérimentés. »
Pour répondre à la demande, l’industrie devra continuer de miser sur une combinaison de stratégies, notamment le maintien des efforts de recrutement et de formation à l’échelle locale, particulièrement auprès des groupes traditionnellement sous-représentés dans la main-d’œuvre de la construction, l’embauche de travailleurs provenant d’autres secteurs possédant les compétences requises et le ciblage de Canadiens sous-employés.
Les nouvelles inscriptions aux principaux programmes d’apprentissage des métiers de la construction en Ontario ont atteint un niveau record en 2024, reflétant une croissance continue dans des métiers clés comme mécanicien industriel (millwright), électricien de construction et charpentier. Parallèlement, les taux globaux de réussite des programmes sont demeurés relativement stables depuis 2021, certaines professions enregistrant des augmentations notables tandis que d’autres connaissent des reculs.
En 2025, environ 76 880 femmes travaillaient dans l’industrie de la construction en Ontario. Parmi elles, 33 % occupaient un emploi sur chantier, directement lié à des projets de construction. Toutefois, les femmes ne représentaient que 6 % des 442 300 personnes de métier employées dans l’industrie de la construction de la province.
La population autochtone est celle qui connaît la croissance la plus rapide au Canada et présente donc des possibilités de recrutement importantes. En 2025, les Autochtones représentaient 3,5 % de la main-d’œuvre de la construction en Ontario. Cette proportion est nettement supérieure aux 2,2 % observés dans l’ensemble de la population active provinciale. Alors que la population autochtone poursuit sa croissance, le secteur devra continuer ses efforts de recrutement et investir dans des initiatives favorisant la rétention à long terme.
L’industrie de la construction demeure également engagée envers le recrutement de nouveaux arrivants au Canada. Les immigrants constituent le principal moteur de croissance de la population active en Ontario, leur part de la main-d’œuvre augmentant régulièrement au cours des dernières années. Selon les tendances historiques d’établissement, la province devrait accueillir près de 1,3 million de nouveaux immigrants entre 2026 et 2035, faisant d’eux une composante clé et croissante de la future main-d’œuvre du secteur.
L’augmentation du taux de participation des femmes, des Autochtones et des nouveaux Canadiens pourrait aider l’industrie de la construction de l’Ontario à répondre à ses futurs besoins en main-d’œuvre.
À propos de ConstruForce Canada
ConstruForce Canada est un organisme national dirigé par l’industrie qui représente l’ensemble des secteurs de la construction au Canada. Son mandat consiste à soutenir les besoins de développement du marché du travail de l’industrie de la construction et de la maintenance. Dans le cadre de ses activités, ConstruForce collabore avec les principaux intervenants du secteur, notamment les entrepreneurs, les promoteurs de projets de construction, les fournisseurs de main-d’œuvre, les gouvernements et les organismes de formation, afin de cerner les tendances de l’offre et de la demande qui auront une incidence sur la capacité de la main-d’œuvre du secteur, et soutient les chercheurs d’emploi qui souhaitent faire carrière dans l’industrie. ConstruForce dirige également des programmes et des initiatives visant le perfectionnement des compétences de la main-d’œuvre, l’amélioration de la productivité, l’évolution des modes de formation, le développement d’outils de ressources humaines favorisant l’adoption des meilleures pratiques de l’industrie, ainsi que d’autres initiatives à valeur ajoutée axées sur le développement de la main-d’œuvre du secteur. Visitez www.buildforce.ca.
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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
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Directeur des communications
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343 998 1674
Ce rapport a été produit avec le soutien et les commentaires de nombreux intervenants provinciaux du secteur de la construction et de la maintenance. Pour obtenir les réactions des représentants locaux de l’industrie à ce plus récent rapport de ConstruForce Canada, veuillez communiquer avec :
Marc Arsenault
Gérant d’affaires et secrétaire-trésorier
Provincial Building and Construction Trades Council of Ontario
647 402 0390
Giovanni Cautillo
Président
Ontario General Contractors Association
905 671 3969
Ian Cunningham
Président
Council of Ontario Construction Associations
416 476 4774
Paul de Jong
Président
Progressive Contractors Association of Canada
403 620 3781
Tony Fanelli
Directeur général
Construction Labour Relations Association – Ontario
647 296 3402
Adam Melnick
Directeur général
Construction Employers Coordinating Council of Ontario
647 354 4914
Andrew Pariser
Vice-président
RESCON
416 970 7665