Les grands projets stimulent la croissance de la construction en Nouvelle‑Écosse jusqu’en 2035 et pourraient compenser le ralentissement du secteur résidentiel

20 juillet 2026 Communiqués de presse

20 Juillet 2026 – Ottawa (Ontario)

L’activité de construction en Nouvelle‑Écosse devrait progresser au cours de la prochaine décennie, alors que la demande générée par de grands projets du secteur non résidentiel compensera le ralentissement de la croissance dans le secteur résidentiel.

ConstruForce Canada a publié aujourd’hui ses rapports saillants Regard prospectif – Construction et maintenance pour les secteurs de la construction résidentielle et non résidentielle en Nouvelle‑Écosse pour la période de 2026 à 2035. Financées en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada, les prévisions indiquent que l’activité sera soutenue par une croissance robuste dans le secteur non résidentiel, tandis que le secteur résidentiel devrait reculer après les niveaux records observés récemment.

Les investissements dans la construction résidentielle amorcent la période de prévision à un sommet historique et devraient encore augmenter en 2026 grâce à de solides niveaux d’investissement dans la construction de nouveaux logements. Par la suite, et jusqu’au début des années 2030, les investissements résidentiels devraient diminuer à mesure que la croissance démographique ralentit et que la demande de logements collectifs recule. Les activités de rénovation, soutenues par les programmes d’incitation provinciaux et la hausse des revenus réels, devraient surpasser les investissements dans les nouveaux logements dès 2032.

Parallèlement, les perspectives du secteur non résidentiel prévoient une croissance soutenue jusqu’en 2029. Les investissements dans ce secteur progressent régulièrement depuis 2023, portés par les travaux de génie et la construction de bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels (ICI). Les investissements dans les bâtiments ICI devraient atteindre un sommet en 2029 grâce à la poursuite de projets majeurs tels que le réaménagement du site de l’Halifax Infirmary du QEII, le projet de développement de l’hôpital régional du Cap‑Breton et d’autres installations de soins de santé. Les investissements dans les travaux de génie devraient quant à eux poursuivre leur progression jusqu’à un nouveau sommet en 2035, grâce aux projets miniers et de services publics déjà prévus ou en cours.

Ces tendances devraient faire augmenter l’emploi dans la construction non résidentielle de 22 % par rapport aux niveaux de 2025 d’ici 2035, compensant ainsi une baisse de 15 % de l’emploi dans le secteur résidentiel au cours de la même période.

« Bien que les grands projets puissent avoir une incidence importante sur les perspectives du marché du travail, nous sommes convaincus que ces prévisions constituent des indicateurs fiables de l’évolution du marché et de la main-d’œuvre selon les informations dont nous disposons aujourd’hui », affirme Duncan Williams, président-directeur général de la Construction Association of Nova Scotia. « Comme pour toute analyse du marché du travail, de nombreux facteurs peuvent modifier les perspectives. Les rapports de cette année démontrent une demande soutenue dans la plupart des métiers et professions. Nous devons donc continuer de renforcer nos efforts d’attraction, de formation et de rétention de la main-d’œuvre au cours des prochaines années. »

Même si la croissance globale de l’industrie de la construction devrait demeurer modeste, avec un gain net d’environ 300 travailleurs d’ici 2035, les besoins d’embauche seront principalement attribuables aux départs à la retraite. On prévoit que 8 200 travailleurs, soit 21 % de la main-d’œuvre de la construction de 2025, quitteront l’industrie au cours de la période. Le recrutement prévu de 7 200 nouveaux entrants issus de la population locale pourrait néanmoins se traduire par une pénurie pouvant atteindre 1 300 travailleurs de la construction dans la province.

(Veuillez noter qu’une analyse distincte des tendances de la main-d’œuvre dans les secteurs résidentiel et non résidentiel est présentée dans chacun des rapports.)

Pour suivre le rythme de la demande, l’industrie devra miser sur une combinaison de stratégies, notamment le maintien des efforts de recrutement et de formation à l’échelle locale, particulièrement auprès des groupes traditionnellement sous-représentés dans la main-d’œuvre de la construction, le recrutement de travailleurs provenant d’autres secteurs possédant les compétences requises ainsi que l’attraction de nouveaux arrivants au Canada ayant une formation dans les métiers spécialisés ou une expérience en construction.

Les nouvelles inscriptions aux principaux programmes d’apprentissage des métiers de la construction en Nouvelle‑Écosse ont atteint un niveau record en 2023. Bien qu’un léger ralentissement ait été observé en 2024, les inscriptions demeurent supérieures à la croissance de l’emploi et largement au‑dessus de la moyenne annuelle des dix dernières années. Les certifications progressent plus lentement, mais l’arrivée importante d’apprentis ces dernières années pourrait accroître le nombre de travailleurs certifiés au cours des quatre à six prochaines années.

« L’augmentation du nombre d’apprentis qui intègrent le système de formation provincial est encourageante, particulièrement alors que nous observons des niveaux records d’intérêt et de participation dans plusieurs métiers spécialisés et professions de gestion », souligne Trent Soholt, directeur général du Nova Scotia Construction Sector Council. « Grâce aux efforts déployés par l’industrie et le gouvernement provincial pour améliorer la rétention des apprentis et élargir les initiatives de recrutement, je suis enthousiaste quant aux possibilités qui s’offrent à nous pour continuer d’attirer des travailleurs nouveaux, expérimentés et diversifiés afin de réaliser les investissements générationnels à venir. »

En 2025, environ 4 780 femmes travaillaient dans l’industrie de la construction en Nouvelle‑Écosse. Parmi elles, 29 % occupaient un emploi sur chantier, directement lié à des projets de construction. Toutefois, elles ne représentaient que 4 % des 35 800 personnes de métier employées dans l’industrie de la construction de la province.

La population autochtone est celle qui connaît la croissance la plus rapide au Canada et représente donc une importante occasion de recrutement. En 2025, les Autochtones représentaient 4,2 % de la population active provinciale et 4,2 % de la main-d’œuvre de la construction. Comparativement à 2016, leur représentation a cependant légèrement diminué dans ces deux groupes. Alors que la population autochtone continue de croître, le secteur devra poursuivre ses efforts de recrutement et investir dans des initiatives visant à favoriser la rétention à long terme.

L’industrie de la construction demeure également engagée à recruter des nouveaux arrivants au Canada. Selon les tendances historiques d’établissement et les cibles fédérales ajustées en matière d’immigration, la Nouvelle‑Écosse devrait accueillir plus de 87 500 nouveaux immigrants entre 2026 et 2035. S’ils sont recrutés avec succès, ces nouveaux arrivants constitueront une composante importante et croissante de la future main-d’œuvre du secteur.

L’augmentation de la participation des femmes, des Autochtones et des nouveaux Canadiens pourrait aider l’industrie de la construction de la Nouvelle‑Écosse à répondre à ses futurs besoins en main-d’œuvre.


À propos de ConstruForce Canada

ConstruForce Canada est un organisme national dirigé par l’industrie qui représente l’ensemble des secteurs de la construction au Canada. Son mandat consiste à soutenir les besoins de développement du marché du travail de l’industrie de la construction et de la maintenance. Dans le cadre de ses activités, ConstruForce collabore avec les principaux intervenants du secteur, notamment les entrepreneurs, les promoteurs de projets de construction, les fournisseurs de main-d’œuvre, les gouvernements et les organismes de formation, afin de cerner les tendances de l’offre et de la demande qui auront une incidence sur la capacité de la main-d’œuvre du secteur, et soutient les chercheurs d’emploi qui souhaitent faire carrière dans l’industrie. ConstruForce dirige également des programmes et des initiatives visant le perfectionnement des compétences de la main-d’œuvre, l’amélioration de la productivité, l’évolution des modes de formation, le développement d’outils de ressources humaines favorisant l’adoption des meilleures pratiques de l’industrie, ainsi que d’autres initiatives à valeur ajoutée axées sur le développement de la main-d’œuvre du secteur. Visitez www.buildforce.ca.


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Directeur des communications
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raiswell@buildforce.ca
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Ce rapport a été produit avec le soutien et les commentaires de nombreux intervenants provinciaux du secteur de la construction et de la maintenance. Pour obtenir les réactions des représentants locaux de l’industrie à ce plus récent rapport de ConstruForce Canada, veuillez communiquer avec :

Trent Soholt
Directeur général
Nova Scotia Construction Sector Council – ICI
902 832 4761

Duncan Williams
Président-directeur général
Construction Association of Nova Scotia
902 468 2267