Le vieillissement de la main-d’œuvre pourrait poser des défis alors que les investissements en infrastructures dominent les perspectives de la construction au Nouveau-Brunswick

20 juillet 2026 Communiqués de presse

20 Juillet 2026 – Ottawa (Ontario)

L’activité de construction au Nouveau-Brunswick a enregistré une croissance modeste en 2025, alors que le secteur résidentiel de la province a atteint un nouveau sommet en matière d’investissement, tandis que les investissements dans le secteur non résidentiel sont demeurés plus modestes. La croissance économique de la province a été fortement touchée par le différend tarifaire entre le Canada et les États-Unis en 2025. Les droits de douane et les droits compensateurs imposés sur le bois d’œuvre résineux ont notamment entraîné une contraction importante des exportations en 2025 et pourraient continuer de représenter un risque pour la croissance économique en 2026.

Bien que les prévisions annoncent une croissance modeste au cours de la prochaine décennie, les secteurs résidentiel et non résidentiel devraient suivre des trajectoires de plus en plus divergentes.

ConstruForce Canada a publié aujourd’hui ses rapports saillants Regard prospectif – Construction et maintenance pour les secteurs de la construction résidentielle et non résidentielle au Nouveau-Brunswick pour la période de 2026 à 2035. Ces rapports ont été financés en partie par le Programme de solutions pour la main-d’œuvre sectorielle du gouvernement du Canada.

Le secteur résidentiel amorce la période de prévision à un niveau élevé après plusieurs années de forte croissance démographique et d’investissements soutenus dans la construction de nouveaux logements. La demande devrait ralentir au cours de la décennie, les mises en chantier devant diminuer de 56 % par rapport aux niveaux de 2025 d’ici 2035. Les logements collectifs seront les plus touchés par cette baisse, bien que la demande pour les maisons individuelles devrait également reculer par rapport aux niveaux de 2025. À l’inverse, l’activité de rénovation résidentielle devrait croître régulièrement et surpasser la construction de nouveaux logements comme principal moteur de l’investissement résidentiel dès 2028.

Pendant ce temps, la construction non résidentielle devrait demeurer un moteur important de croissance tout au long de la période de prévision. Les investissements devraient augmenter de façon marquée à compter de 2027 avec le début des principaux travaux liés au projet de réfection du barrage hydroélectrique de Mactaquac et la poursuite de la croissance du programme global d’immobilisations d’Énergie NB. Ces grands projets de génie, combinés à des niveaux élevés de construction dans les bâtiments institutionnels et gouvernementaux — notamment un nouveau détachement de la GRC à Salisbury, les travaux du palais de justice de Fredericton et un nouveau centre correctionnel à Minto — devraient maintenir les investissements non résidentiels à des niveaux élevés jusqu’au milieu des années 2030.

« ConstruForce suit un nombre important de grands projets au Nouveau-Brunswick qui n’ont pas été pris en compte dans les prévisions de cette année », affirme Irwin Bess, directeur général de ConstruForce Canada. « Ceux-ci comprennent notamment des petits réacteurs modulaires, des projets miniers, des projets d’énergie renouvelable et des infrastructures de transport d’énergie. Si l’un ou plusieurs de ces projets obtiennent une décision finale d’investissement favorable, les répercussions sur la croissance du secteur pourraient être considérables. »

Les tendances de l’emploi reflètent ces pressions opposées. D’ici 2035, la demande de main-d’œuvre dans le secteur résidentiel devrait diminuer de près de 24 % par rapport aux niveaux de 2025, tandis que l’emploi dans le secteur non résidentiel devrait augmenter d’environ 13 %.

Même si la croissance globale de l’industrie devrait demeurer modeste au cours de la période de prévision, l’emploi total dans le secteur de la construction devrait diminuer de 1 500 travailleurs d’ici 2035. De plus, la province pourrait voir jusqu’à 6 600 travailleurs prendre leur retraite, soit 20 % de la main-d’œuvre de la construction de 2025. Le recrutement prévu d’environ 6 400 nouveaux entrants issus de la population locale pourrait entraîner un surplus pouvant atteindre 1 300 travailleurs de la construction dans la province.

(Veuillez noter qu’une analyse distincte des tendances de la main-d’œuvre dans les secteurs résidentiel et non résidentiel est présentée dans chacun des rapports.)

« L’industrie devra gérer avec soin l’évolution de la composition de l’activité de construction au cours de la prochaine décennie », souligne John-Ryan Morrison, directeur général de la Construction Association of New Brunswick. « Alors que la construction résidentielle devrait ralentir après plusieurs années d’activité exceptionnellement forte, la construction non résidentielle devrait demeurer vigoureuse grâce aux grands projets d’infrastructures, d’énergie et d’institutions. L’enjeu consistera à permettre aux travailleurs de se déplacer là où la demande existe tout en continuant d’investir dans la formation, le recrutement et les stratégies d’immigration. Avec des milliers de travailleurs qualifiés qui devraient prendre leur retraite au cours de la période de prévision, le développement de la main-d’œuvre doit demeurer une priorité pour l’industrie et les gouvernements. »

Pour suivre le rythme de la demande, il faudra combiner plusieurs stratégies, notamment maintenir les efforts de recrutement et de formation à l’échelle locale, particulièrement auprès des groupes traditionnellement sous-représentés dans la main-d’œuvre de la construction, recruter des travailleurs provenant d’autres secteurs possédant les compétences requises et attirer des immigrants ayant une formation dans les métiers spécialisés ou de l’expérience en construction.

Les nouvelles inscriptions dans les principaux programmes d’apprentissage des métiers de la construction au Nouveau-Brunswick ont atteint un sommet historique de 1 100 inscriptions en 2023. Bien que les inscriptions aient légèrement diminué en 2024, elles sont demeurées supérieures à 1 000. Les certifications, toutefois, demeurent nettement inférieures à la moyenne observée au cours de la dernière décennie.

En 2025, environ 3 150 femmes travaillaient dans l’industrie de la construction au Nouveau-Brunswick. Parmi elles, 45 % occupaient un emploi sur chantier, directement lié à des projets de construction. Toutefois, elles ne représentaient que 5 % des 29 300 personnes de métier employées dans l’industrie de la construction de la province.

La population autochtone est celle qui connaît la plus forte croissance au Canada et représente donc une importante occasion de recrutement. En 2025, les Autochtones représentaient 2,9 % de la main-d’œuvre de la construction du Nouveau-Brunswick. Au cours de la dernière décennie, leur proportion dans la main-d’œuvre du secteur a augmenté modestement. Alors que la population autochtone poursuit sa croissance, le secteur devra maintenir ses efforts de recrutement et investir dans des initiatives favorisant la rétention à long terme.

L’industrie de la construction demeure également engagée à recruter de nouveaux arrivants au Canada. Selon les tendances historiques d’établissement et les cibles fédérales ajustées en matière d’immigration, la province devrait accueillir plus de 81 000 nouveaux immigrants entre 2026 et 2035. S’ils sont recrutés avec succès, ces nouveaux arrivants constitueront un élément important et croissant de la future main-d’œuvre du secteur.

L’augmentation de la participation des femmes, des Autochtones et des nouveaux Canadiens pourrait aider l’industrie de la construction du Nouveau-Brunswick à répondre à ses futurs besoins en main-d’œuvre.


À propos de ConstruForce Canada

ConstruForce Canada est un organisme national dirigé par l’industrie qui représente l’ensemble des secteurs de la construction au Canada. Son mandat consiste à soutenir les besoins de développement du marché du travail de l’industrie de la construction et de la maintenance. Dans le cadre de ses activités, ConstruForce collabore avec les principaux intervenants du secteur, notamment les entrepreneurs, les promoteurs de projets de construction, les fournisseurs de main-d’œuvre, les gouvernements et les organismes de formation, afin de cerner les tendances de l’offre et de la demande qui auront une incidence sur la capacité de la main-d’œuvre du secteur, et soutient les chercheurs d’emploi qui souhaitent faire carrière dans l’industrie. ConstruForce dirige également des programmes et des initiatives visant le perfectionnement des compétences de la main-d’œuvre, l’amélioration de la productivité, l’évolution des modes de formation, le développement d’outils de ressources humaines favorisant l’adoption des meilleures pratiques de l’industrie, ainsi que d’autres initiatives à valeur ajoutée axées sur le développement de la main-d’œuvre du secteur. Visitez www.buildforce.ca.


Contact

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
James Raiswell
Directeur des communications
ConstruForce Canada
raiswell@buildforce.ca
343-998-1674


Ce rapport a été produit avec le soutien et les commentaires de nombreux intervenants provinciaux du secteur de la construction et de la maintenance. Pour obtenir les réactions des représentants locaux de l’industrie à ce plus récent rapport de ConstruForce Canada, veuillez communiquer avec :

Tom McGinn
Directeur général
New Brunswick Road Builders and Heavy Construction Association
506-454-5079

John-Ryan Morrison
Directeur général
Construction Association of New Brunswick
506-459-5770