Nouveau-Brunswick : Un marché de la construction relativement stable au Nouveau-Brunswick au cours de la prochaine décennie


Ottawa – Un marché de la construction relativement stable n’affichant que des changements modérés au chapitre de l’emploi total est prévu au Nouveau-Brunswick jusqu’en 2028, mais le secteur devra remplacer plus de 7 400 travailleurs qui devraient prendre leur retraite pendant la prochaine décennie, selon les prévisions sur le marché du travail publiées aujourd’hui par ConstruForce Canada.

Selon les prévisions du rapport provincial Regard prospectif – Construction et maintenance 2019-2028 de ConstruForce Canada, une légère baisse dans la construction de nouvelles habitations et d’ouvrages de génie civil sera compensée par une hausse des travaux en rénovation résidentielle et des investissements dans les infrastructures, ainsi que par l’essor du secteur industriel. À plus long terme, les besoins en main-d’œuvre seront probablement soutenus par l’augmentation de la demande dans le secteur de l’entretien et la reprise dans la construction d’ouvrages de génie civil.

« Une baisse modérée dans la construction de nouvelles habitations et une réduction des investissements dans les infrastructures liées aux routes, aux autoroutes et aux ponts pourraient contribuer à une légère diminution de 5 % dans l’emploi global entre 2019 et 2021, déclare Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada. La baisse devrait être en partie compensée par les travaux liés à un certain nombre de projets hospitaliers et par une hausse des investissements dans le secteur manufacturier, qui devraient contribuer à des gains modérés dans la construction totale d’immeubles industriels, commerciaux et institutionnels. »

Le calendrier prévu des travaux du barrage hydroélectrique de Mactaquac et d’autres projets d’infrastructures accroîtront les besoins en main-d’œuvre dans la construction non résidentielle à compter de 2022. Le projet de barrage devrait accroître la demande d’électriciens, de mécaniciens de chantier, de finisseurs de béton, de grutiers, de tuyauteurs, de charpentiers-menuisiers et de manœuvres en construction.

L’augmentation des exportations et la croissance du secteur manufacturier stimuleront la construction d’immeubles industriels entre 2019 et 2024. Durant la même période, des projets hospitaliers à Bathurst, à Saint John et à Fredericton devraient maintenir l’activité de construction d’immeubles institutionnels.

Pendant la période de prévision 2019-2028, l’affaiblissement de la demande dans la construction de nouvelles habitations pourrait être le reflet d’un ralentissement généralisé de la croissance démographique de la province. Toutefois, l’emploi dans le secteur résidentiel devrait se maintenir près des niveaux de 2019, en raison d’une croissance modérée de l’investissement en rénovation qui aidera à compenser la baisse dans la construction de nouvelles habitations.

Tandis que l’emploi global demeurera à peu près inchangé, maintenir la capacité de la population active aux niveaux actuels exigera des efforts continus de recrutement et de formation de nouveaux travailleurs pour compenser le départ à la retraite prévu de 7 400 personnes, soit 30 % de la population active actuelle. Compte tenu des tendances antérieures, le secteur de la construction du Nouveau-Brunswick devrait recruter quelque 4 500 nouveaux venus provenant de la population locale âgée de 30 ans ou moins. Ainsi, le secteur devra redoubler d’efforts pour remplacer les travailleurs qui partiront à la retraite, dans un contexte où la population de la province vieillit, la croissance démographique ralentit et d’autres secteurs chercheront à attirer les jeunes arrivant sur le marché du travail.

Le perfectionnement de travailleurs de métier qualifiés dans le secteur de la construction nécessite des années et exige souvent la participation à un programme d’apprentissage provincial. Au cours des cinq dernières années, plus de 4 700 apprentis se sont inscrits dans les 15 plus grands programmes du secteur de la construction du Nouveau-Brunswick, et 2 700 personnes ont terminé leur formation pendant cette période. Un engagement continu en matière de formation et d’apprentissage sera nécessaire pour s’assurer d’avoir un nombre suffisant de travailleurs de métier compétents afin de maintenir une population active qualifiée à long terme.

Pour constituer une main-d’œuvre durable, le secteur de la construction et de l’entretien devra aussi renforcer ses efforts de recrutement auprès de groupes traditionnellement sous-représentés dans sa population active actuelle, notamment les femmes, les Canadiens autochtones et les nouveaux Canadiens.

En 2018, les femmes occupant un emploi au Nouveau-Brunswick représentaient 49 % de la population active totale de la province. Dans le secteur de la construction et de l’entretien cependant, elles ne constituaient que 2,1 % de la population active participant directement aux projets de construction. De la même façon, les Canadiens autochtones étaient sous-représentés dans le secteur et ne constituaient qu’un peu plus de 2,7 % de la population active en construction de la province. La hausse du taux de participation de ces deux groupes aiderait énormément le secteur à satisfaire ses besoins en main-d’œuvre futurs.

ConstruForce Canada est une organisation nationale menée par le secteur et représentant tous les marchés du secteur de la construction au Canada. Son mandat est de fournir en temps opportun de l’information exacte et des analyses sur le marché du travail, en plus d’offrir des programmes et des initiatives pour faire en sorte que la population active canadienne de la construction et de l’entretien puisse répondre à la demande, renforcer sa capacité et acquérir les compétences requises. Visitez le site www.previsionsconstruction.ca.

Renseignements : Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada, par courriel, à ferreira@construforce.ca, ou par téléphone, au 613 569-5552, poste 222.

Ce rapport a été élaboré avec le soutien et les commentaires de différents intervenants du secteur de la construction et de l’entretien de la province.

Financé par le Programme d’appui aux initiatives sectorielles du gouvernement du Canada.