L’immigration est un élément clé de la croissance dans le secteur de la construction et du développement de la population active du Nouveau-Brunswick


Ottawa – Le secteur de la construction et de l’entretien du Nouveau-Brunswick devrait conserver un niveau d’activité stable jusqu’en 2030, mais il devra renforcer ses efforts de recrutement dans un certain nombre de secteurs pour répondre à la demande.

Les derniers renseignements sur le marché du travail publiés aujourd’hui par ConstruForce Canada indiquent que la demande de construction dans la province sera stimulée par l’augmentation soutenue de l’immigration. En conséquence, la demande de nouvelles habitations demeurera aux niveaux relativement élevés actuels pendant la majeure partie de la période de prévision. À l’inverse, l’achèvement de plusieurs projets d’infrastructures civiles et institutionnelles entraînera une diminution des besoins en main-d’œuvre dans le secteur non résidentiel à court terme, tandis que les besoins en entretien dans le secteur de l’industrie lourde pourraient occasionner des difficultés de recrutement saisonnier pour certains métiers.

D’après les prévisions du rapport provincial Regard prospectif – Construction et maintenance 2021-2030 de ConstruForce Canada, l’emploi dans le secteur de la construction devrait enregistrer une croissance modérée jusqu’en 2024.

« Les besoins en construction du Nouveau-Brunswick devraient être plus élevés en 2021, puisque la demande augmentera en raison d’une croissance démographique prévue plus forte suscitée par l’immigration, affirme Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada. La croissance du secteur résidentiel de la province devrait être compensée par le déclin de l’activité dans le secteur non résidentiel pendant les premières années de la période de prévision. Ces tendances se traduiront par un changement modéré de l’emploi total en construction pendant la période de prévision. »

Selon les prévisions de ConstruForce Canada, 6 950 travailleurs, ou environ 28 % de la population active actuelle, prendront leur retraite du secteur de la construction de la province d’ici 2030. Compte tenu des tendances antérieures, le secteur de la construction devrait recruter quelque 4 330 nouveaux venus provenant de la population locale âgée de moins de 30 ans au cours de la même période. Compte tenu des déclins anticipés de la demande, on prévoit un écart de plus de 2 300 travailleurs.

« Pour combler cet écart, le secteur devra adopter un certain nombre de stratégies de ressources humaines, explique M. Ferreira. Ces stratégies pourraient comprendre de faire mieux connaître les perspectives de carrière pour les femmes, les Autochtones, les immigrants et les nouveaux arrivants, et les travailleurs d’autres secteurs qui ont les compétences requises pour travailler dans le secteur de la construction, ainsi que d’attirer des travailleurs d’autres provinces dans lesquelles les besoins en main-d’œuvre ont diminué pendant les périodes de pointe. »

Le perfectionnement de travailleurs de métier qualifiés dans le secteur de la construction nécessite des années et exige souvent la participation à un programme d’apprentissage provincial. Au cours des dernières années, les nouvelles inscriptions aux 16 plus grands programmes de métiers du Nouveau-Brunswick ont connu des variations importantes.

Le Nouveau-Brunswick devrait avoir besoin de plus de 2 450 nouveaux compagnons certifiés pour maintenir les niveaux actuels de main-d’œuvre certifiée, suivre le rythme de la croissance de l’emploi et satisfaire aux demandes de remplacement dans tous les segments de la construction pendant la période de prévision. Selon les prévisions concernant les nouvelles inscriptions et les tendances en matière d’achèvement des programmes d’apprentissage, plusieurs métiers risquent de connaître une pénurie de nouveaux compagnons ayant la formation requise d’ici 2030. Ces métiers comprennent les chaudronniers, les briqueteurs-maçons, les charpentiers-menuisiers, les opérateurs de treuil, les tôliers, les monteurs de gicleurs et les soudeurs. Un engagement continu en matière de formation et d’apprentissage demeurera nécessaire pour éviter d’éventuelles pénuries de compétences futures dans le secteur.

La pandémie de COVID-19 a considérablement compliqué les inscriptions à des programmes d’apprentissage et a eu une forte incidence sur les taux de réussite au Nouveau-Brunswick. Les données limitées recueillies à ce jour suggèrent que la pandémie a entraîné une baisse abrupte des nouvelles inscriptions. Elle a également considérablement entravé la formation, les examens et les certifications en classe. Cela devrait faire diminuer le nombre de nouveaux travailleurs certifiés à court terme.

Pour constituer une population active durable et diversifiée, le secteur de la construction et de l’entretien devra aussi renforcer ses efforts de recrutement auprès de groupes traditionnellement sous-représentés dans sa population active actuelle, notamment les femmes, les Autochtones et les nouveaux Canadiens.

En 2020, environ 2 100 femmes travaillaient dans le secteur de la construction du Nouveau-Brunswick, dont 30 % étaient en poste directement dans les projets de construction. Or, du total des 20 400 travailleurs de métier travaillant dans le secteur, les femmes ne représentaient que 3 %. Les Autochtones représentaient environ 5 % de la population active totale du Canada atlantique, mais seulement 2,7 % de la population active du secteur de la construction de la province. Environ 79 % des travailleurs autochtones du secteur de la construction participent aux activités de construction sur les chantiers, ce qui suggère qu’il serait possible d’accroître leur recrutement dans les métiers du secteur de la construction. La hausse du taux de participation des femmes et des Autochtones aiderait énormément le secteur à satisfaire ses besoins en main-d’œuvre futurs.

Les nouveaux Canadiens représentent à l’heure actuelle environ 2 % de la main-d’œuvre de la construction du Nouveau-Brunswick. La politique de la province visant à hausser l’immigration ces dernières années a contribué à la croissance démographique. Au cours de la prochaine décennie, la province devrait accueillir en moyenne 6 800 nouveaux arrivants chaque année, par conséquent, à mesure que la main-d’œuvre du secteur de la construction vieillira, la hausse du taux de participation des nouveaux Canadiens dans le secteur sera un élément important afin d’assurer que la population active de ce secteur demeure adéquate pour répondre aux besoins de l’économie.

ConstruForce Canada est une organisation nationale menée par le secteur et représentant tous les marchés du secteur de la construction au Canada. Son mandat est de fournir en temps opportun de l’information exacte et des analyses sur le marché du travail, en plus d’offrir des programmes et des initiatives pour faire en sorte que la population active canadienne de la construction et de l’entretien puisse répondre à la demande, renforcer sa capacité et acquérir les compétences requises. Visitez le site www.previsionsconstruction.ca.

Renseignements : Bill Ferreira, directeur général de ConstruForce Canada, par courriel, à ferreira@construforce.ca, ou par téléphone, au 613 569-5552, poste 2220.

Ce rapport a été élaboré avec le soutien et les commentaires de différents intervenants du secteur de la construction et de l’entretien de la province. Pour connaître les réactions du secteur local de la construction à la publication du plus récent rapport de ConstruForce Canada, veuillez communiquer avec les personnes suivantes :

John Landry
Directeur général
Association de la construction du Nouveau-Brunswick
506 478-0042

Nadine Fullarton
Présidente
Moncton Northeast Construction Association et Mechanical Contractors Association of New Brunswick
506 857-4038

Tom McGinn
Directeur général
Association des constructeurs de routes et de la construction lourde du Nouveau-Brunswick
506 454-5079

Financé par le Programme d’appui aux initiatives sectorielles du gouvernement du Canada.