Les départs liés à l’âge entraînent une nouvelle baisse des indicateurs de l’emploi et de la main-d’œuvre dans le secteur de la construction en février 2026

24 mars 2026 Blogues

Les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada pour le mois révèlent un ralentissement significatif de la main-d’œuvre et de l’emploi d’une année à l’autre dans deux groupes : toutes les femmes et tous les travailleurs âgés de 55 ans et plus.

Les indicateurs clés de l’emploi dans le secteur de la construction ont diminué de manière significative au cours de la période de 12 mois se terminant en février 2026. Par rapport à février 2025, l’emploi a reculé de 26 100 travailleurs, tandis que la baisse de la main-d’œuvre a été plus modérée, soit de 21 600 travailleurs. Par conséquent, le taux de chômage dans le secteur de la construction a atteint 8,4 %.

Bien que les tendances puissent varier d’un mois à l’autre, les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada de février 2026 suggèrent que le déclin de la main-d’œuvre est probablement dû aux départs liés à l’âge.

Les données de février font état de ralentissements notables dans deux groupes. Le nombre de travailleurs dans la cohorte la plus âgée, c’est-à-dire celle des 55 ans et plus, a diminué de 43 300, soit -13,9 %, tandis que la main-d’œuvre a diminué de 38 300, soit -11,4 %. Ce fait suggère qu’un plus grand nombre de travailleurs quittent le secteur en raison de la retraite ou des départs liés à l’âge.

Entretemps, l’emploi chez les femmes a ralenti dans toutes les cohortes d’âges, avec une baisse globale de 26 900 travailleuses, soit -12,4 %. La main-d’œuvre féminine a également diminué de 24 200 travailleurs, soit -10,6 %. Chez les femmes, le ralentissement le plus important de l’emploi (-17 400 travailleurs ou -11,2 %) a été observé chez les travailleuses du groupe d’âge moyen (c’est-à-dire celles âgées de 25 à 54 ans). La cohorte féminine la plus âgée de la main-d’œuvre féminine a maintenant diminué de 5 100 travailleurs, soit -10,3 %, d’une année à l’autre, au cours des 12 derniers mois.

L’emploi chez les hommes dans le secteur a augmenté de 800 travailleurs, soit 0,1 %. Les gains enregistrés au sein de la plus jeune cohorte d’hommes (c’est-à-dire ceux âgés de 15 à 24 ans) et parmi les travailleurs masculins d’âge moyen ont plus que compensé la diminution de 35 400 (-13,3 %) au sein de la cohorte d’hommes la plus âgée.

Seules 4 provinces ont enregistré une augmentation de l’emploi au cours des 12 derniers mois. La Colombie-Britannique a ouvert la voie avec une augmentation de 8 800 travailleurs, soit 3,5 %. Le Manitoba et la Saskatchewan ont suivi avec une hausse de 6 100 travailleurs (+11,1 %) et de 3 000 travailleurs (+7,0 %).

L’augmentation de l’emploi en Colombie-Britannique est probablement due à un grand nombre de projets majeurs en cours dans la province, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des transports et des services publics. La province connaît également une forte reprise de la construction de logements neufs, en particulier d’appartements et d’autres unités multifamiliales.

Les gains au Manitoba, quant à eux, sont dus à une augmentation de l’activité de construction résidentielle, telle que mesurée par les hausses de la valeur des permis de construire pour les maisons individuelles et les logements collectifs dans la province pour l’année se terminant en janvier 2026. Les mises en chantier ont également augmenté de 126 % en février 2026 par rapport au même mois de l’année précédente.

La Saskatchewan a également connu une augmentation significative de la valeur des permis de construction délivrés pour des logements collectifs au cours de la période de 12 mois se terminant en janvier 2026. En février 2026, les mises en chantier d’immeubles d’appartements ont augmenté de plus de 400 % par rapport à février 2025, et des hausses ont également été observées dans le secteur des maisons individuelles. La province a également enregistré des hausses notables de la valeur des permis pour les types de bâtiments commerciaux et institutionnels.

Parallèlement, 3 provinces ont enregistré une baisse de l’emploi de plus de 12 000 travailleurs d’une année à l’autre. Le Québec a enregistré les plus fortes diminutions absolues, soit une baisse de 15 300 travailleurs ou de -5,0 %. Cette baisse s’explique probablement par le fait que plusieurs projets de grande envergure ont dépassé leur niveau d’activité maximal ou sont en voie d’achèvement. L’Ontario a enregistré une baisse de -13 400 travailleurs, soit -2,4 %, malgré une légère hausse de la construction d’immeubles d’habitation. L’Alberta a enregistré une baisse de 12 200 travailleurs, ou de -4,7 %, en partie en raison d’un ralentissement de la construction de maisons neuves.

L’emploi dans le secteur de la construction en Ontario continue d’être entravé par la faiblesse du secteur résidentiel, malgré une légère augmentation des mises en chantier d’appartements. La valeur des permis de construction de maisons individuelles et de logements collectifs a diminué au cours de la période de 12 mois se terminant en janvier 2026. La valeur des permis pour les projets de construction résidentielle est inférieure de 13 % à l’échelle de la province, avec des ralentissements notables dans des régions métropolitaines de recensement comme Toronto (-20 %), Barrie (-88 %), Peterborough (-88 %), Kingston (-85 %) et London (-75 %).

L’Alberta enregistre également une baisse de la valeur des permis de construction résidentielle pour l’année se terminant en janvier 2026. Les valeurs ont baissé de 15 % dans l’ensemble de la province, avec des ralentissements signalés dans les quatre régions métropolitaines de recensement, y compris des baisses de 50 % à Red Deer, de 19 % à Edmonton, de 11 % à Calgary et de 7 % à Lethbridge. Entretemps, la province a enregistré une hausse de plus de 440 % d’une année à l’autre de la valeur des permis dans le secteur institutionnel, probablement grâce à des projets clés, tels que la première phase de l’agrandissement de l’hôpital de Red Deer et les travaux en cours dans les installations de l’escadron d’avions de chasse militaire de la 4e Escadre Cold Lake.

Les taux de chômage dans la construction varient d’une province à l’autre, allant d’un maximum de 25,0 % à Terre-Neuve-et-Labrador et de 16,8 % au Nouveau-Brunswick à un minimum de 5,6 % en Colombie-Britannique. La plupart des autres provinces ont enregistré des taux allant de 6,6 % (Île-du-Prince-Édouard) à 9,8 % (Nouvelle-Écosse).

Indicateurs clés du secteur de la construction

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