L’EPA de janvier 2026 constate un ralentissement notable de la main-d’œuvre du secteur, probablement due à l’attrition liée à l’âge

23 février 2026 Blogues

Une diminution d’une année à l’autre de 14,4 % (-50 600 travailleurs) parmi la tranche la plus âgée de la main-d’œuvre peut suggérer que les travailleurs quittent le secteur en raison de la retraite ou d’autres attritions liées à l’âge.

Au cours de la période de 12 mois s’achevant en janvier 2026, les indicateurs relatifs à la main-d’œuvre et à l’emploi dans le secteur de la construction ont tous deux diminué.

La diminution de 25 100 travailleurs, soit -1,5 %, de la main-d’œuvre a été nettement plus importante que la diminution de 4 300 travailleurs, soit -0,3 %, de l’emploi. En conséquence, le taux de chômage annuel par rapport à l’année précédente a diminué d’un point de pourcentage entier, passant de 9,3 % à 8,3 %.

Bien que les tendances puissent varier d’un mois à l’autre, l’Enquête sur la population active de janvier 2026 suggère que le déclin de la main-d’œuvre est probablement dû à l’attrition liée à l’âge.

Au cours des 12 derniers mois, les pertes d’emplois ont touché exclusivement la tranche d’âge la plus âgée, c’est-à-dire les personnes âgées de 55 ans et plus. La main-d’œuvre dans cette tranche a diminué de 14,4 % (-50 600 travailleurs), ce qui peut suggérer que les travailleurs quittent le secteur en raison de la retraite ou d’autres attritions liées à l’âge.

Parallèlement, la main-d’œuvre des jeunes travailleurs, c’est-à-dire ceux âgés de 15 à 24 ans, a augmenté de 4 500 travailleurs (+2,3 %) et la main-d’œuvre des travailleurs d’âge moyen, c’est-à-dire ceux âgés de 25 à 54 ans, a augmenté de 20 900 travailleurs (+1,8 %). Ces gains ne compensent que partiellement l’attrition de la tranche la plus âgée.

Le ralentissement de la main-d’œuvre a également touché presque exclusivement les femmes avec une baisse de 24 400 travailleuses (-10,6 %) contre une baisse de 700 travailleurs chez les hommes. De plus, la diminution chez les femmes a touché toutes les tranches d’âge, bien qu’une tendance à l’attrition soit apparue au sein de la tranche d’âge la plus âgée, où la main-d’œuvre a diminué d’une année à l’autre au cours des 11 derniers mois.

Cinq provinces ont signalé des hausses de nombre des emplois au cours de l’année se terminant en janvier 2026. La Colombie-Britannique a ouvert la voie avec la plus forte augmentation absolue de 13 700 travailleurs, soit 5,4 %. Le Manitoba a suivi avec une augmentation de 4 600 travailleurs (+8,6 %), tandis que la Nouvelle-Écosse, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick ont enregistré des augmentations comprises entre 1 400 et 700 travailleurs.

Bien que la valeur des permis de construction délivrés en Colombie-Britannique pour l’année se terminant en décembre 2025 ait diminué de 4,4 % par rapport à l’année précédente, la province a constaté une augmentation significative de la valeur des permis délivrés pour les projets de construction institutionnelle (+124,8 %). Au cours de cette période, la province a vu le début des travaux de construction de plusieurs grands projets de soins de santé, notamment des centres de cancérologie à Nanaimo et à Kamloops, ainsi que la rénovation de l’hôpital de Burnaby. Cette croissance a également été alimentée par une augmentation de 5,9 % des mises en chantier dans toute la province.

Par ailleurs, quatre provinces ont signalé des diminutions du nombre d’emplois au cours des 12 derniers mois. Le Québec a enregistré les plus fortes diminutions absolues et relatives, soit -14 500 travailleurs et -4,7 %. Bien que la valeur des permis de construction à la fin de 2025 ait été environ 2 % plus élevée qu’à la fin de 2024, le Québec a connu un ralentissement notable du volume des projets de construction industrielle et commerciale l’an dernier. Ce ralentissement, combiné à la conclusion de plusieurs autres projets d’envergure, est probablement à l’origine des diminutions d’emploi.

L’Ontario a suivi avec une diminution de -8 700 travailleurs (-1,6 %), tandis que l’Alberta a connu une diminution de -1 900 travailleurs (-0,8 %). Terre-Neuve-et-Labrador a enregistré une diminution de 500 travailleurs, tandis que l’emploi à l’Île-du-Prince-Édouard est resté inchangé.

Les taux de chômage provinciaux différaient, quatre provinces affichant des taux de 10 % ou plus. Terre-Neuve-et-Labrador a enregistré le taux le plus élevé, soit 26,9 %, tandis que le Nouveau-Brunswick a enregistré un taux de 18,1 %. Le Manitoba (10,6 %) et le Québec (10,0 %) ont suivi. Les taux dans les autres provinces variaient de 8,1 % en Saskatchewan à 6,4 % en Colombie-Britannique.

Indicateurs clés du secteur de la construction

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