L’activité dans le secteur de la construction résidentielle continue d’être ralentie par une diminution de la demande pour les projets de logements collectifs en Ontario et en Colombie-Britannique, alors que l’activité non résidentielle a profité du lancement de projets hospitaliers d’envergure en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan.
À l’échelle nationale, le taux de chômage dans la construction a atteint son plus bas niveau pour l’année civile avec 4,4 % en juillet 2025, alors que les constructeurs de nombreuses régions du pays continuent de travailler sur d’importants volumes de projets non résidentiels.
Les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada pour juillet 2025 indiquent un léger regain du taux d’emploi dans la construction (+1,2 %; +20 400 travailleurs) comparativement à juillet 2024. Au cours de la même période, 32 400 travailleurs se sont ajoutés à la main-d’œuvre du secteur, une augmentation de 1,8 %. Ensemble, ces facteurs ont fait grimper le taux de chômage global du secteur de 0,6 point de pourcentage, le portant à 4,4 %. Malgré l’augmentation, ce taux est le plus faible enregistré depuis octobre 2024.

L’augmentation du chômage au cours des 12 derniers mois s’explique probablement par un ralentissement de la demande dans le secteur de la construction résidentielle. Statistique Canada rapporte que la valeur des permis de construction résidentielle.
a augmenté de seulement 3,5 % entre juin 2024 et juin 2025 et que celle des permis pour les maisons individuelles a connu une diminution notable (-11 %). En revanche, bien que la valeur des permis de construction résidentielle pour les logements collectifs ait augmenté de 13,2 % pour la même période, les données montrent que la demande dans ce secteur pour les régions métropolitaines de recensement de Toronto et de Vancouver a connu un ralentissement considérable récemment (c.-à-d. dans les six derniers mois).
Par contraste, l’activité dans le secteur de la construction non résidentielle continue de se dérouler à un rythme élevé. En comparant encore les données en matière de permis de construction pour juin 2024 et juin 2025, Statistique Canada montre que les intentions de construction non résidentielle ont cru de 24,1 %, avec des augmentations sur 12 mois considérables enregistrés en Alberta (+136,1 %), en Saskatchewan (+86,8 %) et en Ontario (+17,2 %). Cette croissance récente de l’activité non résidentielle semble avoir été stimulée par le lancement de projets hospitaliers d’envergure dans les trois provinces (Niagara, en Ontario; Red Deer, en Alberta; et Prince Albert, en Saskatchewan), mais aussi par les secteurs non résidentiels des trois provinces respectives dans leur ensemble.
Pour ce qui est de l’emploi en fonction des genres, les données nationales montrent que les gains ont été plus prononcés chez les femmes entre juillet 2024 et juillet 2025 avec une augmentation de 17 100 (+7,5 %) du nombre total d’emplois. La croissance a été la plus marquée pour le groupe d’âge moyen des 25 à 54 ans, où l’emploi a augmenté de 8 %, soit 12 700 travailleuses. La plus jeune cohorte chez les femmes (c.-à-d. celles âgées de 15 à 24 ans) a connu une croissance de 7 400 travailleuses (+29,4 %), alors que l’emploi a ralenti de 7,1 % chez celles de 55 ans et plus, soit les plus âgées.
Le taux d’emploi dans la construction a augmenté de seulement 0,2 % sur douze mois chez les hommes, avec le gain le plus important observé chez les travailleurs d’âge moyen (+16 400 travailleurs; +1,6 %), et un ralentissement considérable de -13 100 travailleurs, soit -6,7 %, chez la cohorte la plus jeune. Le taux d’emploi chez les hommes de 55 ans et plus est resté presque inchangé.
Dans l’ensemble des provinces, l’augmentation du taux d’emploi sur 12 mois a été la plus marquée en Ontario avec +14 100 travailleurs (+2,3 %), alors que la Saskatchewan enregistrait le deuxième plus important gain absolu avec +6 500 travailleurs (+12,8 %). Seules deux provinces ont fait état d’un ralentissement de l’emploi en construction entre juillet 2024 et juillet 2025 : le Québec (-9 100; -2,7 %) et Terre-Neuve-et-Labrador (-2 200; -10,5 %).
Les taux de chômage provinciaux variaient entre un sommet de 7,5 % pour Terre-Neuve-et-Labrador (et de 7,4 % et 7 % pour la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, respectivement) et un creux de 2,7 % pour le Québec.

Indicateurs clés du secteur de la construction
