L’EPA d’avril 2026 fait état de contractions notables chez les segments les plus âgés et les plus jeunes de la main‑d’œuvre en construction

25 mai 2026 Blogues

Bien que le taux de chômage de l’industrie à l’échelle nationale ait diminué au cours de la période de 12 mois se terminant en avril 2026, cette variation est principalement attribuable à une baisse de la population active du secteur.

Le taux de chômage dans la construction au niveau national a diminué de près d’un point de pourcentage sur 12 mois pour atteindre 7,6 %. Cette variation s’explique par une contraction marquée de la population active, qui a été plus importante que la baisse de l’emploi.

Les plus récentes données de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada indiquent qu’au cours des 12 derniers mois, l’emploi dans la construction a diminué de 23 300 travailleurs (‑1,4 %), tandis que la population active du secteur a reculé de 42 000 travailleurs (‑2,4 %).

Une analyse plus détaillée des données révèle des diminutions notables de l’emploi parmi la cohorte la plus âgée, soit les travailleurs de 55 ans et plus. L’emploi dans ce segment a diminué de 17 200 travailleurs (‑5,6 %), les reculs les plus importants étant observés au Québec (‑22 %), au Nouveau‑Brunswick (‑19 %), en Saskatchewan (‑17 %), en Alberta (‑10 %) et en Ontario (‑4 %). Des changements notables ont également été observés chez les travailleurs les plus jeunes, soit ceux âgés de 15 à 24 ans. L’emploi dans ce groupe a diminué de 14 000 travailleurs (‑7,9 %).

Ces deux groupes ont également enregistré des contractions de la population active de 7,9 % et 10,2 %, respectivement.

Une analyse des données provinciales révèle des tendances marquées. Les baisses d’emploi observées sur 12 mois en avril 2026 ont été principalement attribuables à des reculs importants dans trois provinces. L’emploi dans la construction en Ontario a diminué de 8 500 travailleurs (‑1,5 %), tandis que l’Alberta et le Québec ont enregistré des diminutions respectives de 17 800 travailleurs (‑6,6 %) et 27 200 travailleurs (‑8,5 %).

Le recul en Ontario est probablement lié à une diminution de l’activité dans la construction institutionnelle et à la réduction des travaux à l’usine de batteries électriques Stellantis à Windsor. La valeur des permis de bâtir pour la période de 12 mois se terminant en mars 2026 a diminué de 21 % pour les bâtiments institutionnels. En Alberta, la valeur totale des permis a reculé de 19 % au cours de la même période, avec des diminutions importantes dans les segments institutionnel (‑65 %) et résidentiel à logements multiples (‑36 %). Au Québec, le recul semble lié à l’achèvement de projets majeurs, notamment les travaux du tunnel Louis‑Hippolyte‑La Fontaine, la ligne de transport Hertel–New York et les centres de données de Microsoft.

À l’inverse, toutes les autres provinces ont enregistré des gains d’emploi au cours de la période de 12 mois se terminant en avril 2026. La Colombie‑Britannique arrive en tête avec un gain de 13 300 travailleurs, suivie du Manitoba (+7 800) et de la Nouvelle‑Écosse (+3 600). Le Manitoba a également affiché la plus forte hausse relative (+13,8 %), suivi du Nouveau‑Brunswick (+9,6 %) et de la Nouvelle‑Écosse (+9,1 %).

L’augmentation observée en Colombie‑Britannique semble liée à une hausse de plus de 51 % de la valeur des permis de bâtir au cours de la période de 12 mois se terminant en mars 2026, avec une progression exceptionnelle dans le segment institutionnel (+559 %). Au Manitoba, la valeur des permis a augmenté de 68 %, avec des hausses marquées dans trois segments : bâtiments industriels (+617 %), résidentiel à logements multiples (+233 %) et bâtiments institutionnels (+80 %). Au Nouveau‑Brunswick, la croissance est attribuable à une forte hausse des permis institutionnels (+135 %), tandis qu’en Nouvelle‑Écosse, les gains sont soutenus par une augmentation importante des permis dans le secteur résidentiel à logements multiples (40 %).

Enfin, les taux de chômage dans la construction variaient en avril 2026 selon les provinces, allant d’un creux de 4,6 % au Manitoba à un sommet de 26,9 % à Terre‑Neuve‑et‑Labrador. À l’exception de taux plus élevés au Nouveau‑Brunswick (13,5 %) et en Saskatchewan (12,6 %), les autres provinces affichaient des taux se situant généralement entre environ 6 % et 9 %.

Indicateurs clés du secteur de la construction

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